« Nous sommes les oiseaux de la tempête qui est là » le 5 mars 2022

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« Pour nous, les luttes ne sont pas un environnement douillet, une toile de fond destinée à mettre nos idées en valeur, elles sont le problème. Et si nous n’y sommes jamais complètement chez nous, même quand nous y participons, c’est que dans cette société il n’y a pas de place pour le communisme. Les questions que nous posons aux luttes telles qu’elles sont, nous les posons du point de vue du dépassement et de la rupture, du point de vue de ce qui craque, du point de vue des tensions et des déchirements, et ça n’est jamais confortable.» Carbureblog
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RUSSIE

« En Russie, un mouvement antiguerre inédit »

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extraits

« Malgré la répression, l’opposition à l’offensive militaire menée par Moscou en Ukraine atteint des citoyens jusqu’ici apolitiques. Les signes de profonds déchirements au sein de la société russe se multiplient.

C’est un mouvement souterrain et profond dont il est encore difficile de mesurer l’ampleur. Depuis que leur président, Vladimir Poutine, a décidé d’envahir l’Ukraine, de nombreux Russes, pour certains parfaitement apolitiques, font part de leur choc ou de leur opposition.

Beaucoup ont compris, dès le déclenchement de la guerre, jeudi 24 février, ce que cette décision contenait d’irrémédiable. Dmitri Mouratov, rédacteur en chef du journal Novaïa Gazeta et Prix Nobel de la paix en 2021, a résumé ce sentiment d’une formule vertigineuse : « Le futur est mort », a-t-il lancé à une journaliste de la chaîne de télévision indépendante Dojd étouffée par l’émotion.

Depuis, les signes de profonds déchirements au sein de la population se multiplient, entre ceux qui soutiennent l’opération de « dénazification », comme l’appelle Moscou, ceux qui ignorent tout ou presque de ce qui se passe (Dojd, diffusée uniquement sur Internet, est la seule chaîne qui montre des images du conflit et qui recueille des témoignages à Kiev ou à Kharkiv) et ceux qui disent non.

Les manifestations sont éparses et désorganisées, tant lancer un appel en ce sens est risqué, et elles sont particulièrement guettées par le pouvoir. Depuis quatre jours que l’offensive contre l’Ukraine a débuté, près de 5 700 personnes ont été arrêtées dans des rassemblements à travers la Russie ; ces derniers sont plus nombreux mais moins fournis que ceux qui avaient accompagné le déclenchement de la guerre dans le Donbass, en 2014.

Stratégie de contournement

La dureté est de mise : à Rostov-sur-le-Don, ville russe proche de la frontière avec le Donbass et de la mer d’Azov, une jeune femme a été condamnée à huit jours de prison pour « désobéissance à la police » après s’être plantée, seule, dans la rue, avec une pancarte blanche – un slogan inexistant pour une guerre invisible. »

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/02/28/ukraine-un-mouvement-antiguerre-inedit-apparait-en-russie_6115503_3210.html

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UKRAINE

Du camarade Andrew en Ukraine

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« Je vais probablement moins tweeter à partir de maintenant, regarder des vidéos de ma ville natale en train d’être bombardée et parler à des gens qui ne peuvent pas et ne veulent pas s’échapper, c’est trop. il y a tellement de degrés de contre-révolution et de catastrophe ici que tout semble inutile.

des rumeurs circulent selon lesquelles les hommes vont devoir s’inscrire auprès d’un bureau d’enrôlement local dans l’ouest de l’ukraine. si cela est confirmé, je vais devoir le faire aussi, car être arrêté à un point de contrôle aggravera probablement les choses »

« les rapports sur les « maraudeurs » (voir ci-dessus à ce sujet et le pillage) désormais déclarés indignes d’être interrogés et d’une procédure régulière – ils peuvent être abattus sur-le-champ. avec des rumeurs et des peurs qui circulent, la langue et l’ethnicité en jeu, cela entraînera certainement des victimes invisibles.

méfiez-vous des saboteurs et des maraudeurs est une chose avec laquelle nous devrons vivre. le nationalisme est fondamentalement incapable d’expliquer la stagnation économique ukrainienne et cherchera certainement des ennemis à l’intérieur du pays, ceux  « qui sapent l’ordre ukrainien avec l’armée russe »

alors que Kiev déclare désormais que les maraudeurs doivent être abattus sur place, l’enjeu est clair comme de l’eau de roche : défendre l’ukrainianité d’une classe moyenne en devenir qui pense que parler de la pauvreté est une offense personnelle et une menace pour l’État. »

https://twitter.com/login

« Nous sommes de la chair à canon »

« La vidéo de trois minutes a été filmée sous la contrainte. Les soldats ont visiblement peur. Et pourtant, de nombreux entretiens similaires avec des captifs russes ont circulé sur les réseaux sociaux ukrainiens, exprimant des sentiments similaires…

il est clair qu’un nombre important de ses militaires sont démoralisés et réticents à se battre. Certains se sont rendus.

D’autres ont abandonné leurs véhicules et sont repartis à pied vers la frontière russe, trimballant armes et sacoches, suggèrent des vidéos…

« Beaucoup sont des conscrits nés en 2002 ou 2003. Nous parlons de garçons de 19 et 20 ans. »…

Il ne fait aucun doute que l’Ukraine utilise l’inconfort des soldats capturés à des fins de propagande…

Néanmoins, il y a un sentiment authentique que de nombreux militaires russes regrettent d’être jamais venus en Ukraine, un voyage qui s’est terminé pour certains par la mort ou la désillusion. »

https://www.theguardian.com/world/2022/mar/04/russian-soldiers-ukraine-anger-duped-into-war

Des soldats russes capturés

« …Les jeunes garçons sont jetés comme de la chair à canon, et surtout pour quoi ?! Pour les palais de Guelendjik ? » a déclaré le membre de la famille, faisant référence au manoir somptueux sur la mer Noire qui, selon des journalistes russes indépendants, est lié à Vladimir Poutine. »

https://www.theguardian.com/world/2022/feb/27/ukrainian-officials-upload-videos-of-captured-russian-soldiers-on-telegram

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Embrassés ou repoussés : à la frontière polonaise, malheureusement, tous les réfugiés ne sont pas les bienvenus

« Je regarde les soldats aider les femmes et les enfants ukrainiens avec leurs lourds bagages. Je les regarde jouer avec les enfants et caresser leurs visages. Au fur et à mesure que la scène se déroule, je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit de la même force frontalière qui, depuis des mois, à une courte distance au nord, le long de la même frontière orientale, repousse violemment les demandeurs d’asile de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan qui tentent franchir la frontière depuis la Biélorussie…

A Przemyśl, les Ukrainiens se voient servir des boissons chaudes. A la frontière biélorusse, au moins 19 migrants sont morts dans les forêts glaciales .»

https://www.theguardian.com/global-development/commentisfree/2022/mar/04/embraced-or-pushed-back-on-the-polish-border-sadly-not-all-refugees-are-welcome

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« Il n’y a pas de « on » »


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« A l’usage de ceux qui se réjouissent des sanctions économiques prises contre la Russie, il est peut-être bon de rappeler que l’inflation et la récession, si elles peuvent éventuellement « augmenter le mécontentement populaire » et affaiblir le pouvoir en place, ont pour première conséquence de rendre plus cher et donc de diminuer ce qu’il y a dans le fameux « panier de la ménagère », et ce d’abord chez tous ceux dont la première préoccupation n’est pas de sauvegarder leurs économies, mais de manger tous les jours, qu’ils soient Ukrainiens ou Russes. Et desquels on va attendre, en plus de ça, qu’ils descendent dans la rue pour faire le ménage politique, ça commence à faire de grosses journées pour les bons « peuples ».

La guerre économique tue aussi, un peu plus lentement que les bombes, mais tout aussi sûrement. L’économie, d’ailleurs, contrairement aux chars d’assaut, n’a même pas besoin de la guerre pour tuer, cela aussi est bon à rappeler.

Quoi qu’il en soit, d’accord a minima pour dire « Non à la guerre », mais alors à toutes les guerres, et en étant d’abord avec ceux qui les subissent au premier chef, de tous les côtés de toutes les frontières. Et s’il faut finalement prendre les armes, que ça ne soit jamais au nom d’un drapeau.

Mais je ne vois pas en quoi nous serions, comme prolétaires, ou disons sujets du capital, et/ou a fortiori comme communistes, en devoir de chercher ou choisir une « alternative satisfaisante » à cette lutte entre l’aire européenne d’accumulation, ses règles douanières et ses accords commerciaux sous domination franco-allemande et l’aire d’accumulation eurasiatique sous domination russe. Il n’y a pas de « contre-pouvoir » au niveau des Etats, que du pouvoir, ou alors on pense que la police est là pour nous protéger, c’est la même logique. C’est leurs affaires, leurs bombes, leurs capitaux, on se les prend en travers de la gueule sous formes de bombes ou de restrictions, prolétaires ukrainiens, russes, et demain (allez, aujourd’hui) si le prix du gaz explose encore plus, et celui des denrées de base avec, prolétaires français, allemands, etc. On nous gave en ce moment H24 avec des problèmes géopolitiques qui ne sont pas les nôtres, et CA précisément c’est le nationalisme, et c’est le pourquoi du nationalisme et de la propagande dans toutes les guerres : faire qu’on pense comme si on était du côté du manche. Le problème des prolétaires ukrainiens, ce n’est pas la Russie et l’agression russe, mais leur gouvernement et leur bourgeoisie, et le fait d’être pris au centre d’une guerre économique pour savoir par qui et comment ils vont être exploités, toute autre logique ne conduit qu’à la justification du nationalisme et de toutes les guerres capitalistes.

La question n’est pas « on fait quoi face à l’agression russe », on n’a pas à répondre à cette question parce qu’elle ne nous est pas posée mais imposée, par les Russes, par l’Europe, par l’Etat ukrainien, c’est-à-dire au bout du compte par le capital. Il n’y a pas de « on ». Les réponses ne nous appartiennent pas plus que les questions une fois qu’on est entrés dans cette logique. Il faudrait trouver nos propres questions avant d’être débordés par celles des autres, et ça ça serait vraiment urgent. Ca n’est pas gagné, on dirait.”

https://www.facebook.com/alain.cornedieu.9

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Voici la version complète, revue et augmentée de l’article :

« SUR L’UTILITÉ (OU LA FUTILITÉ) DES APPELS INTERNATIONALISTES – POST-SCRIPTUM »

« Une dernière considération : nous sommes aujourd’hui confrontés à un conflit doublement asymétrique. D’une part, la confrontation entre la Russie et l’Ukraine est impitoyable, tant sur le plan économique que sur le plan de la puissance militaire – une raison de plus, dit en passant, pour que les prolétaires ukrainiens désertent la guerre (l’intention de l’Occident de faire de l’Ukraine une sorte de nouvel Afghanistan est évidente, dans l’espoir que la Russie finisse par s’y enliser, prolongeant ainsi indéfiniment le massacre). D’autre part, l’Ukraine représente la tête de pont de l’impérialisme euro-américain, dans sa tendance désormais historique à étendre son influence vers l’est, en réduisant la Russie à des conseils plus doux (lire : politique de *confinement*). Il ne faut cependant pas oublier que les deux pays directement impliqués dans le conflit, la Russie et l’Ukraine, sont pour le moins en retrait sur le marché mondial et dans la division internationale du travail : l’Ukraine, après des années de traitement « sang et larmes » imposé par les plans d’ajustement structurel du FMI, est réduite au statut de pays sous-développé du sud du monde (économie ruinée, salaires de misère, taux de chômage et d’émigration très élevés). Quant à la Russie, elle n’est aujourd’hui guère plus qu’un exportateur de matières premières – à l’exception des industries militaire, nucléaire et pharmaceutique – aux mains d’une oligarchie de magnats (sans oublier qu’elle dispose d’un arsenal nucléaire qui n’est surpassé que par celui des États-Unis). Dans ce contexte, exhorter au défaitisme, voire le lier à une perspective révolutionnaire – dans l’éternelle et immuable répétition du schéma de 1917 – est non seulement assez stérile en soi, mais aussi un peu ridicule. »

«  SUR L’UTILITÉ (OU L’INUTILITÉ) DES APPELS ANTI-GUERRE INTERNATIONALISTES

Les appels à la désertion, au défaitisme et au sabotage de la guerre des deux côtés, lancés ces jours-ci par de nombreux milieux, sont certainement la seule position viable, du point de vue de la classe. Elles sont donc louables et partageables – et certainement beaucoup plus dignes que l’anti-impérialisme unilatéral de ceux qui se sentent obligés à chaque fois de soutenir l’impérialisme « plus faible ». Cela, du moins, en principe. Mais de tels appels risquent d’être, en substance, sinon « idéologiques », du moins complètement stériles. Il y a essentiellement deux raisons à cela, mais en réalité elles peuvent être réduites à une seule :

1)Il n’existe pas aujourd’hui, contrairement à 1914, de mouvement ouvrier organisé – entendu comme l’ensemble des revendications politiques et syndicales d’une classe ouvrière qui se perçoit comme une entité sociale distincte, ayant des intérêts distincts (au moins en partie) des autres classes – auquel s’adresser. Nous nous trouvons, au contraire, dans une situation beaucoup plus proche de celle de 1939, où le prolétariat révolutionnaire, dans les pays où il s’était manifesté, était depuis longtemps vaincu – ses tentatives insurrectionnelles écrasées dans le sang par des gouvernements démocratiques et même sociaux-démocrates – et le mouvement ouvrier réformiste anéanti (Allemagne, Italie) ou définitivement intégré à l’État capitaliste. À cette époque, à quelques exceptions louables mais minoritaires, tous – mais vraiment tous – les courants historiques du mouvement ouvrier international, y compris les anarchistes et les trotskistes, ont pris le train en marche de l’impérialisme anglo-russe-américain, au nom de la « lutte contre le fascisme ». La grande différence, par rapport à aujourd’hui, est que non seulement nous ne nous dirigeons pas vers une troisième guerre mondiale – du moins dans un avenir immédiat – mais les raisons de l’absence d’un mouvement ouvrier organisé au sens propre sont beaucoup plus « structurelles ».

2) Historiquement, l’écrasante majorité des prolétaires, à l’occasion de chaque conflit guerrier, se sont alignés sur leur capital national et le front impérialiste dont ils faisaient partie (à l’époque de l’impérialisme, tout capital national est potentiellement impérialiste, de même que toute guerre est par définition impérialiste). Ce n’est que lorsque le conflit s’est prolongé – au-delà des attentes des mêmes gouvernements qui l’avaient promu – au point de faire sentir lourdement ses effets sur les conditions de vie et de travail, qu’ils s’y sont opposés plus ou moins vigoureusement (et pas toujours : pensez à la période 1943-45, en Italie). Les gouvernements le savent bien, et c’est la raison pour laquelle leur idéal de guerre est la « blitzkrieg ». Qui est toujours resté, précisément, un idéal.

Du moins, si l’on veut être matérialiste »

D’un cde italien de « Il lato Cattivo » Faber X-Ram https://www.facebook.com/Faber1867

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Un cde de Barcelone m’a fait parvenir ce texte

L’ENNEMI PRINCIPAL EST DANS NOTRE PROPRE PAYS !

Sans entrer ici dans les détails des causes de l’affrontement entre la Russie et le bloc occidental dominé par les États-Unis et qui a conduit à la guerre en territoire ukrainien, le bourrage de crâne du capitalisme qui règne en maître sous toutes les latitudes est le même qu’il y a un siècle, le même qu’en 1914, le même qu’en 1940, le même que dans toutes les guerres qui ont eu lieu après, par-ci, par-là dans le monde. En effet, les conflits guerriers n’ont jamais cessé. La guerre est intrinsèque au capital.

Et bien, face à cette situation, notre réponse doit être la même que celle émise par les révolutionnaires, forcément internationalistes, d’antan.

Face à l’agression russe, les États capitalistes opposés à cette dernière n’ont de cesse d’insister sur les atrocités de l’impérialisme russe, à l’intérieur de ses frontières comme à l’extérieur de celles-ci. Comme si ces États très démocratiques et civilisés n’avaient pas de sang sur les mains, comme si ces États n’étaient désireux que du bien-être de leurs esclaves appelés de temps à autre à choisir par les urnes ceux qui gèreront les fruits de leur exploitation !

Ainsi, ces États insistent lourdement, c’est leur intérêt, sur la résistance de la population ukrainienne face à l’invasion des forces militaires russes de « son » territoire. La défense de la patrie est ainsi encensée, applaudie, vénérée. Cependant, n’oublions pas que des centaines milliers d’Ukrainiens essaient de fuir « leur » territoire et que les hommes entre 18 et 60 ans n’ont pas le droit desortir d’Ukraine. Une belle kalashnikov leur est gracieusement offerte pour tirer sur la soldatesque russe et mourir pour l’indépendance de leur pays !

Cette soldatesque, pour sa part, peut bien, pourquoi pas, remonter au Moyen Âge et revendiquer l’État slave oriental de la Rus’ de Kiev, l’entité commune à l’histoire des trois États slaves orientaux actuels : Biélorussie, Russie et Ukraine ; ou bien encore revendiquer la Grande Russie comprenant l’Ukraine sous les tsars et sous Staline, alors dénommée fallacieusement URSS, elle qui n’avait rien ni de soviétique ni de socialiste. Cette Russie, en envoyant sa soldatesque et ses moyens de destruction, prétend reprendre cette terre qui était sienne, dit-elle, d’autant qu’il est hors de question pour elle que l’Ukraine puisse faire partie de l’OTAN, ce bloc impérialiste qui lui a toujours été opposé.

La classe des esclaves salariés, la classe des prolétaires, les marchandises à deux pattes que le capitalisme mondial utilise à son gré et jette à la poubelle quand il n’en a plus besoin, cette classe qui est la nôtre donc, n’a rien à défendre dans tout ça. Elle ne doit pas servir de chair à canons. En temps de guerre comme en temps de paix, c’est toujours elle qui trinque.

Que cette classe, la nôtre, n’oublie pas que lorsqu’elle proteste, lorsqu’elle s’insurge, les puissances capitalistes qui s’affrontent les une aux autres pour défendre leurs intérêts et leurs profits, de même que les différentes fractions capitalistes d’un même pays qui s’opposent les unes aux autres pour les mêmes raisons, S’UNISSENT, comme par enchantement, pour écraser le mouvement de subversion sociale là où il se manifeste  !

Ces kalashnikovs que le pouvoir ukrainien est prêt à distribuer, voire à imposer à sa population civile entre 18 et 60 ans, la classe desexploités devrait les retourner contre lui pour arrêter la guerre en fraternisant avec les soldats russes qui, eux, devraient retourner leurs armes contre leurs officiers et leur propre État.

Sachons prolétaires que le système qui nous exploite, qui fait de nous de simples marchandises jetables créatrices de valeur, n’est rien sans nous ! Pour aussi loin que nous soyons actuellement d’agir comme une classe unie et solidaire, la seule solution est d’en finir mondialement avec le capitalisme sous toutes ses formes politiques. C’est la seule façon d’en finir à jamais avec les causes des guerres impérialistes !

Pas une seule goutte de sang en défense de la patrie !

Comme l’a dit Karl Liebknecht lors de la première Guerre Mondiale, « l’ennemi principal est dans notre propre pays ».

Prolétaires de tous les pays, unissons-nous, supprimons les armées, les polices, la production de guerre, les frontières, le travail salarié.

Pour une société sans classes !

2 mars 2022

Esclave Salarié Internationaliste

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les Russes fébriles face à la crise économique et financière qui s’annonce

Extraits

« Renault a suspendu la production de son usine moscovite à cause de difficultés d’approvisionnement. D’autres pénuries sont à prévoir, notamment dans le secteur des médicaments. Volvo a interrompu sa production dans le pays pour des questions de « sécurité »

« Durant le week-end, c’est vers les devises étrangères, gage de sécurité, que se tournaient les Russes ; lundi, de nombreux distributeurs ne donnaient que des sommes limitées, même s’agissant des roubles. En 2014, après de premières sanctions infligées déjà pour la guerre en Ukraine et l’annexion de la Crimée, aucun mouvement de la sorte n’avait été observé. Le choc anticipé pourrait plutôt s’apparenter à celui de 1998, crise financière dont le traumatisme est toujours présent en Russie….

Il est un autre indicateur dont les Russes, quasi instinctivement, savent surveiller les soubresauts. Celui des taux de change du dollar et de l’euro…

Des prix qui changent plusieurs fois par jour

Dans un pays où 43 % des habitants disent ne pas avoir la moindre épargne, l’effet peut être dévastateur, et ce alors que les prix des produits de première nécessité ont déjà fortement augmenté depuis un an et que le niveau de vie a reculé en continu depuis 2013. Les prix des biens électroniques ou des voitures se sont déjà envolés. Dès le 25 février, les Russes s’étaient rués dans les magasins d’électronique en anticipant la crise. Ensuite, on a vu des vendeurs changer les prix plusieurs fois par jour. »

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/03/01/guerre-en-ukraine-la-russie-febrile-face-a-la-crise-economique-et-financiere-qui-s-annonce_6115657_3210.html

« dans les usines automobiles européennes. » ou russes ??

« Sanctions, pénuries, arrêts de production… L’onde de choc de l’invasion de l’Ukraine par la Russie commence à se fait sentir dans les usines automobiles européennes.

Renault a dû stopper la production de son site moscovite depuis le début de la semaine..

Toujours jeudi, Volkswagen, premier constructeur européen, a annoncé stopper ses activités en Russie, où il possède deux sites de production…

Mercredi soir, Mercedes avait aussi annoncé qu’il mettait au point mort la production et l’exportation de véhicules assemblés en Russie…

Autre conséquence de l’effet de souffle de la guerre, le géant japonais Toyota va arrêter sa production sur place « jusqu’à nouvel ordre » à partir de vendredi 4 mars, ainsi que ses importations pour ce marché, invoquant des « perturbations de la chaîne d’approvisionnement » liées au conflit russo-ukrainien. Les autres constructeurs nippons semblent partis pour emboîter le pas du leader mondial. Suzuki, Honda et Mazda ont déjà interrompu ou réduit leurs modestes activités en Russie. »

https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/03/04/la-guerre-en-ukraine-fait-caler-l-industrie-automobile-europeenne_6116207_3234.html

https://www.facebook.com/Faber1867

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« Partager la honte 与有耻焉 Une lettre d’internationalistes en Chine »


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« l’État chinois et les plateformes de médias sociaux ont censuré une partie du contenu critique de l’invasion russe de l’Ukraine (bien que cela ait été incohérent, car l’État lui-même n’a pas encore pris de position claire sur la question). Entre-temps, nous avons reçu la lettre suivante d’un groupe anonyme qui s’identifie comme des internationalistes de Chine continentale. Il offre une bonne fenêtre sur la façon dont le récent conflit a été perçu au sein de la gauche chinoise. Comme pour les autres rapports et traductions que nous avons publiés, la position exposée ici appartient aux auteurs. Bien que nous soyons sensibles à ce sentiment, il devrait être clair d’après le langage et le cadrage utilisés dans l’article qu’il ne s’agit pas d’une déclaration de Chuang et qu’elle ne doit pas être présentée comme telle. L’un de nos objectifs a été d’aider à accroître la visibilité d’autres groupes et individus en Chine qui ont été aux prises avec des préoccupations similaires, nous sommes donc heureux de pouvoir héberger la lettre suivante. »

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« Autour de “En guerre(s) pour l’Algérie »

La chaine ARTE présente, les 1° et 2 mars 2022, une série de reportages et d’entretiens sur les mémoires diverses de la guerre d’Algérie, « En guerre(s) pour l’Algérie ».

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Comme dans tout reportage, le montage a sélectionné tel ou tel moment des témoignages des participant(e)s, au grè de la pertinence jugée par les réalisateurs.trices. L’INA propose sur son site l’intégralité de ces témoignages.

Il se trouve que parmi ces témoins se trouve un de nos camarades dont le parcours complètement atypique et exceptionnel peut intéresser beaucoup de monde autour de nous….

http://dndf.org/?p=19980

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UK

L’ inflation des prix alimentaires a atteint 4,3 % le mois dernier, le plus élevé depuis septembre 2013

« Même avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les économistes avaient prédit plus de douleur en avril lorsque les factures d’énergie des ménages monteraient en flèche. »

L’ inflation des prix alimentaires a atteint 4,3 % le mois dernier, le plus élevé depuis septembre 2013, les prix des collations salées, du bœuf frais et des aliments pour chats ayant augmenté le plus rapidement.

https://www.theguardian.com/business/2022/mar/01/grocery-prices-uk-rise-fastest-rate-food-price-inflation-shoppers-covid-ukraine

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« Fnideq, 18 mai 2021. La police espagnole tente de disperser à la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta les milliers de migrants venus à la nage ou à pied à marée basse depuis des plages situées à quelques kilomètres au sud »

Fadel Senna/AFP


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CHINE

« Chaînes du patriarcat, mort due au surmenage, critiques silencieux de la guerre : faits saillants de l’actualité, février 2022 »

« Ce billet est le troisième d’une série de résumés mensuels des faits saillants de l’actualité et des médias sociaux en langue chinoise, offrant une analyse des tendances économiques et du caractère changeant de la lutte des classes en Chine. Grâce à ces articles, nous espérons donner aux lecteurs anglais un échantillon plus large des discussions qui ont lieu à travers la fracture linguistique et numérique. »


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« Le Bureau national chinois des statistiques publie les heures de travail hebdomadaires moyennes pour toutes les personnes employées. Ces données montrent que les heures de travail augmentent et enfreignent la limite légale de 40 heures par semaine en Chine. »image.png

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Le coronavirus est venu du marché de Wuhan et non d’un laboratoire chinois, selon des études jumelles

« Des scientifiques internationaux ont publié samedi deux études majeures qui, selon un participant, ont montré qu’il était « extraordinairement clair » qu’un marché à Wuhan, en Chine, était la source du coronavirus qui a alimenté la pandémie de Covid-19 – et non un laboratoire du gouvernement chinois…


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Les études publiées samedi ont été co-écrites par des scientifiques des États-Unis, de Corée du Sud, de Singapour, de Malaisie, d’Australie, du Royaume-Uni (Oxford, Édimbourg et Glasgow), du Canada, des Pays-Bas et de Belgique. »

https://www.theguardian.com/world/2022/feb/26/coronavirus-wuhan-market-chinese-lab-studies

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