« Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce » le 9 décembre 2018  

FRANCE

8 décembre:

les nouveautés de La Ré..pression en Marche

La police montée intervient près de la rue Réaumur à Paris. (Julien Muget / Hans Lucas pour Le Monde)

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Les forces de l’ordre ont procédé à 1 385 interpellations, qui ont donné lieu à 975 gardes à vue sur l’ensemble de la France. Selon un bilan national provisoire de la direction générale de la santé, « 179 personnes blessées ont été prises en charge sur tout le territoire par les équipes médicales des hôpitaux ».

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 »Rien à voir avec la loi travail, c’est très désorganisé. Tout le monde est éparpillé dans Paris les gens marchent et ne savent pas où il vont. Mais on parle, du coup, on échange. C’est pas plus mal. Cette manif on sait pas quand ça commence, quand ça se termine. Les gens ont un peu peur, beaucoup que j’ai croisés quand je marchais vers la manif’ en voyant mon gilet jaune me disaient de faire attention à moi, avec beaucoup de bienveillance.’

https://www.lemonde.fr/

 le pouls du pays

Alors que la préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, a été incendiée, samedi 1er décembre, plusieurs représentants de ce corps de hauts fonctionnaires parlent de situation « explosive et quasi insurrectionnelle », voire « pré-révolutionnaire ». Comme en 1789, lorsqu’une partie de la population s’est soulevée contre les impôts, confie un préfet : « Ce qui s’exprime le plus, c’est la haine du président de la République. »

Difficile, dans ce contexte, d’« identifier les interlocuteurs », rapporte un de ses pairs. Et quand une figure émerge pour converser avec l’Etat, elle se fait parfois « huer » par la base. « Beaucoup de préfets ou de directeurs de cabinet de préfets ont reçu des “gilets jaunes” et ça n’a servi à rien, souligne le collaborateur d’un ministre. Qu’aurait pu et dû faire l’exécutif, une fois lancé ce mouvement à la fois univoque et protéiforme ?

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/03/face-a-la-crise-du-mouvement-des-gilets-jaunes-les-prefets-sonnent-l-alerte-politique_5391904_823448.html

Paris : émeutes inédites depuis 68

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extraits

Des milliers d’émeutiers masqués munis de boulons, de pavés ou de marteaux, des barricades en flammes érigées sur différentes artères autour des Champs-Elysées, des files de voitures calcinées, des agences bancaires incendiées, du mobilier urbain saccagé à l’aide de pioches, de disqueuses et de tronçonneuses, des véhicules de police pris d’assaut, des milliers de CRS et de gendarmes mobiles pris pour cibles dans un climat quasi insurrectionnel, contraints de tirer plusieurs milliers de grenades et de balles en caoutchouc : Paris a sans doute vécu sa mobilisation la plus violente depuis les événements de Mai 68.

«Jamais le parquet de Paris n’a eu à gérer un nombre aussi important de gardes à vue»

l’usage des armes par la police a été massif. Selon nos informations, pour les seules compagnies républicaines de sécurité (CRS) et les compagnies de sécurisation et d’intervention de la préfecture de police (CSI), ont été comptabilisés 1 193 tirs au lanceur de balles en caoutchouc, 1 040 grenades de désencerclement et 339 grenades GLI-F4, munition composée notamment d’une charge explosive de 25 grammes de TNT. Ces armes sont connues pour provoquer d’importantes blessures, voire parfois des infirmités permanentes, comme des énucléations, des fractures, voire des amputation de membres (lire Libération du 30 novembre). Des volumes ahurissants, sûrement historiques. A titre de comparaison, pour l’ensemble de l’année 2017, l’Inspection générale de la police nationale avait comptabilisé 796 tirs de grenades de désencerclement, soit un tiers de moins que pour la seule journée de samedi.

Ces casseurs d’un nouveau genre sont pour la plupart des provinciaux, âgés de 30 à 40 ans, venus en découdre dans la capitale. Certains sont chauffeurs poids lourds, grutiers, cheminots ou artisans.

https://www.liberation.fr/france/2018/12/02/paris-emeutes-inedites-depuis-68_1695615

quelques textes dans l’ordre de parution sur la toile

une analyse historique de l’émergence et de la composition du mouvement des gilets jaunes parue le 29 novembre dans la revue Temps Critiques

https://lundi.am/Un-autre-fil-historique-que-celui-des-luttes-de-classes

« 1er décembre 2018 : porter plus loin le désordre »

https://carbureblog.com/2018/12/03/1er-decembre-2018-porter-plus-loin-le-desordre/#comments

“Contribution à la rupture en cours”

http://dndf.org/?p=17390

“Le jaune n’est pas la couleur du printemps”

http://dndf.org/?p=17401

« C’est la première fois depuis 1947 qu’il y a des barricades sur la Canebière ! »

Si en France les émeutes de ce samedi 1er décembre ont été liées au mouvement des gilets jaunes, à Marseille l’émeute participe plutôt d’un mouvement engagé contre la politique urbaine. Lequel a commencé fin septembre à la Plaine puis s’est catalysé après la catastrophe du 5 novembre pour toucher non seulement le quartier de Noailles mais tous les quartiers pauvres où l’habitat insalubre est une réalité bien connue… Et ce samedi après-midi, ce n’est pas seulement Noailles et la Plaine qui débarquent en force, mais des groupes compacts venus des quartiers Nord et Est… des pancartes, « Parc Kalliste », « Maison-Blanche », « Corot » etc. le signalent expressément.

On était donc douze mille au départ de Notre-Dame-du-Mont, en haut de la rue d’Aubagne, samedi après-midi.

https://lundi.am/MARSEILLE-DEBOUT-SOULEVE-TOI

Du coup samedi les flics ont :

– Arraché une main à Bordeaux et une à Tours avec des grenades

– Défiguré un jeune de 21 ans à coups de matraque à Paris

– Tué une vieille femme de 80 ans à la grenade lacrymo à Marseille

– Plongé dans le coma un homme au flashball à Toulouse

ça rappelle la guerre d’Algérie

 153 personnes, en majorité des lycéens, ont été arrêtées à Mantes-la-Jolie, le 6 décembre 2018 après des heurts avec la police. — CAPTURE VIDEO

mantes genoux

 Une douzaine de lycéens, menottés, à genoux, la tête contre un mur. Une cinquantaine d’autres, alignés, eux aussi à genoux, les mains sur la tête. Ils sont gardés par une dizaine de policiers, matraques sorties. « Voilà une classe qui se tient sage », s’exclame l’homme qui filme. Ces images ont fait le tour du Web, jeudi soir, choquant plusieurs personnalités politiques, et l’AFP a confirmé leur authenticité.

 https://www.20minutes.fr/societe/2389551-20181207-voila-classe-tient-sage-arrestation-lyceens-mantes-jolie-fait-scandale

Cacher cette répression qu’il ne faut pas voir

« INFO RTL – Le préfet des Yvelines, Jean-Jacques Brot, estime qu’il est « lamentable d’avoir filmé et diffusé » les interpellations de 146 lycéens, jeudi 6 décembre.

Le préfet des Yvelines, Jean Jacques Brot, annonce ce vendredi 7 décembre sur RTL qu’une enquête administrative vient d’être ouverte pour découvrir l’identité de l’auteur de la vidéo montrant l’interpellation de dizaines de lycéens par les forces de l’ordre, jeudi 6 décembre

https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/mantes-la-jolie-une-enquete-ouverte-pour-retrouver-l-auteur-de-la-video-7795840986

La Ré…..pression en Marche (suite)

Manifestations : deux lycéens condamnés à de la prison ferme en Isère

Deux lycéens ont été condamnés mercredi par le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu (Isère) à six mois de prison ferme pour des violences lors des manifestations contre la réforme de l’Éducation, a-t-on appris jeudi auprès du parquet.

Les deux lycéens, majeurs, étaient jugés en comparution immédiate pour des dégradations et des jets de projectiles contre les forces de l’ordre lors des manifestations qui ont agité le centre-ville de Bourgoin-Jallieu lundi et mardi. Ils ont également écopé de 500 euros d’amende mais n’ont pas été incarcérés, a ajouté le parquet.

https://www.liberation.fr/direct/element/manifestations-deux-lyceens-condamnes-a-de-la-prison-ferme-en-isere_91028/

Blocages des lycées : « Il nous est impossible de nous faire entendre autrement »

A regarder ce qui se joue en Seine-Saint-Denis, à Toulouse ou à Marseille aujourd’hui, ce chercheur a le sentiment d’une cartographie de la mobilisation particulière, avec en première ligne des « lycées populaires » ruraux comme urbains – des établissements de la voie professionnelle qui correspondent aux anciens collèges techniques mobilisés dans les années 1970. Ce sont des lycées où peuvent se retrouver, dit-il, des jeunes concernés par les fins de mois difficiles – « des enfants de “gilets jaunes” », en somme.

https://www.lemonde.fr/education/article/2018/12/06/blocages-des-lycees-il-nous-est-impossible-de-nous-faire-entendre-autrement_5393312_1473685.html?fbclid=IwAR10lqKOx95s9kh6umA9LYjMvkpfWTK9vWc-xFePlhaD3Apx5VpDF6_qBrk

Des lycées bloqués en soutien aux « gilets jaunes » et contre les réformes de l’éducation

Feux de poubelles, de palettes, voire de voitures… les lycéens tentent de se faire entendre

Une voiture brûlée devant le lycée professionnel Jean-Pierre-Timbaud, à Aubervilliers, le 3 décembre. THOMAS SAMSON / AFP

Plus d’une centaine de lycées étaient bloqués, partiellement ou totalement, lundi 3 décembre au matin en France par un mouvement de protestation contre les réformes dans l’éducation et en soutien parfois aux « gilets jaunes », selon les premiers chiffres communiqués par le ministère de l’éducation.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/03/des-lycees-bloques-en-soutien-aux-gilets-jaunes-et-contre-les-reformes-de-l-education_5391954_3224.html

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ICI LA RÉUNION !

Depuis les dockers ont repris le chemin du boulot et il n’y a plus de barrages !!

IPR à 07H56 heure locale

DEVANT LA SRPP AU PORT

Des grilles ont été installées sur toutes les voies donnant accès à la Société réunionnaise des produits pétroliers (SRPP). Ces grilles qui bloquent ces rues sont sévèrement gardées par les gendarmes.

Il s’agit de grilles anti intrusions et anti émeutes. Une première à La Réunion

Après les affrontements de la veille, toutes les entrées du Port-est sont filtrés par les forces de l’ordre

http://www.ipreunion.com/actualites-reunion/reportage/2018/12/04/-live-photos-videos-dix-huitieme-jour-de-mobilisation-gilets-jaunes-moins-de-barrages-mais-le-mouvement-ne-faiblit-pas,94718.html

Mise en marge du mouvement par les gilets jaunes, la CGTR Ports et Docks ne reprendra pas le travail avant que le calme soit revenu. Interrogé hier midi, peu avant que les forces de l’ordre reprennent possession du rond-point du Port Est et que les affrontement commencent, Danio Ricquebourg a prévenu : « Si les forces de l’ordre sont présentes en permanence à l’entrée du Port est, ce ne sont pas des conditions d’ouverture normales. On passerait pour des égoïstes de reprendre le travail, surtout que les conditions de sécurité ne sont pas réunies. Nous sommes prêts à faire jouer notre droit de retrait en attendant que le gouvernement règle la situation ». Le secrétaire général de la CGTR Ports et Docks réaffirme ainsi une position déjà donnée la semaine dernière : Pas question de passer les grilles sous la surveillance des gendarmes.

https://www.clicanoo.re/Societe/Article/2018/12/04/Les-dockers-prets-reprendre-le-travail-si-le-calme-est-revenu_559948

IPR à 16H42 heure locale lundi 3

AFFRONTEMENTS TOUJOURS EN COURS AU PORT-EST DE LA RÉUNION

affrontement port

Les gendarmes continuent de balancer des grenades lacrymogènes et assourdissantes. Beaucoup tombent dans les cours des gens, totalement de l’autre côté de l’avenue où il n’y a pas de manifestants…

PORT-EST : les dockers n’ont pas repris le travail

Des grenades tombent directement dans les maisons des riverains…

http://www.ipreunion.com/

Chronologie de l’irruption des gilets jaunes

« Mercredi 28 novembre, A. Girardin, ministre des outres-mers, annonçait un certain nombre de mesures afin de juguler le vent de révolte et de blocages qui souffle sur l’île de la Réunion depuis le 17. Parmi ces mesures, la revalorisation du minimu vieillesse, le remboursement à 100 % de l’ensemble des soins dentaires et ophtalmologiques ou encore la création de 1500 places de crèches supplémentaires et la distribution de petits déjeuners gratuits dans les écoles. Rien de tout cela n’était clairement revendiqué, tout a été « donné » pour tenter de calmer les esprits. Sauf que les réunionais ne sont pas dupes : dans un article intitulé « Elle est gentille, Annick… », le journal réunionais Letangue, dont nous avons publié deux articles la semaine dernière, se moque : « Elle est souriante, elle a même l’air sympa, la MOM Annick Girardin. Mais il n’y a aucune raison de croire qu’elle va servir à quelque chose. » Nous publions ici une chronologie des blocages et des émeutes qui se sont succédés, jours après jours et qui permet de comprendre plusieurs choses : d’abord, que la détermination n’est jamais vaine ; ensuite, que le dialogue avec les représentants politiques est toujours une mauvaise farce ; enfin, que les miettes ne suffiront pas. »

https://lundi.am/Ici-la-Reunion

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UK

welcome reality

« L’enquête a révélé que 43% des personnes appartenant à une minorité ethnique avaient été oubliées pour une promotion du travail d’une manière qui leur avait semblé injuste au cours des cinq dernières années – plus de deux fois la proportion de Blancs (18%) ayant rapporté la même expérience.

Les résultats montrent que les minorités ethniques sont trois fois plus susceptibles d’avoir été exclues ou empêchées d’entrer dans un restaurant, un bar ou un club au cours des cinq dernières années, et que plus des deux tiers pensent que la Grande-Bretagne a un problème de racisme.

  • 38% des personnes appartenant à des minorités ethniques ont déclaré avoir été soupçonnées à tort de vol à l’étalage au cours des cinq dernières années, contre 14% des Blancs, les Noirs et les femmes en particulier étant plus susceptibles d’être soupçonnés à tort.
  • Les minorités étaient plus de deux fois plus susceptibles d’avoir été victimes d’abus ou d’impolitesse d’un étranger au cours de la semaine écoulée.
  • 53% des personnes appartenant à une minorité pensent avoir été traitées différemment en raison de leurs cheveux, de leurs vêtements ou de leur apparence, contre 29% des Blancs. »

https://www.theguardian.com/uk-news/2018/dec/02/revealed-the-stark-evidence-of-everyday-racial-bias-in-britain

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INDE

Plusieurs centaines d’ouvriers licenciés de l’entreprise de téléphonie mobile chinoise Noida attaquent leur usine.

« Des centaines d’employés d’une usine chinoise de fabrication de téléphones intelligents ont eu recours à la violence jeudi, après que 200 d’entre eux aient été «licenciés sans préavis», ont déclaré des responsables. Quelque 1 200 travailleurs de Hipad Technology India, qui fabrique les téléphones Xiaomi et Oppo , se sont lancés dans une attaque effrénée contre le bâtiment et ont fait irruption dans secteur 63 de l’usine »

https://youtu.be/9wU0ZGdkz1k

https://www.livemint.com/Companies/JCcv6OWz2SatftxKOoN0uL/Xiaomi-Oppo-smartphone-mobile-phone-factory-noida-Hipad-Tech.html

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Amazon est la nouvelle FIAT

extraits

Entre nos commandes on line et le chiffre d’affaires de Bezos se trouve un système bâti sur une plate-forme qui organise une immense force de travail, soumise à l’accélération des rythmes de travail tout en rendant ce dernier moins qualifié et plus instable. Pour mieux appréhender le contexte de cette entreprise, dominée par les technologies digitales, et la réalité des relations de travail contemporaines, il est utile de relire certains ouvrages classiques sur le travail industriel. Même si la grande majorité des salariées et des salariés qui se rendent quotidiennement dans les établissements d’Amazon n’ont aucune expérience de travail de la fabrique «classique», il y a une grande ressemblance entre les chaînes de montage des années 1960 et les centres de stockage gérés par les algorithmes de la multinationale.

Dans ses recherches sur la FIAT, Alquati démontrait que l’entreprise développait les nouvelles technologies sur ses lignes de production, dans le seul but de profiter de la masse de travailleurs non qualifiés qui se rendaient à Turin depuis les territoires sous-développés et ruraux du Sud. De nos jours, à Amazon, le scanner pour code-barres (le pistolet à codes), qui signale aux travailleurs et travailleuses où doit être rangée une marchandise et qui transmet ces marquages (ces picks) au système, est la colonne vertébrale technologique de processus similaires de déqualification de la main-d’œuvre.

Il en va de même du brevet, déposé par Amazon il y a quelque mois, pour la fabrication d’un bracelet électronique qui guidera la main du picker vers l’objet idoine: plus que d’automatisation de la production, il s’agit ici d’accélérer et d’intensifier le travail vivant, de simplifier et de standardiser les tâches, afin de réduire drastiquement les besoins en main-d’œuvre qualifiée, ce qui permet à Amazon d’engager [parallèlement à ses contrats de plus longue durée] des masses de travailleurs et travailleuses sans expérience ni spécialisation, formés sur le tas en quelques heures. L’entreprise jouit ainsi d’une grande flexibilité au niveau de l’organisation du travail, avec un flux de salarié·e·s constamment disposés à tolérer des rythmes de travail élevés et des horaires imprévisibles.

https://alencontre.org/economie/amazon-est-la-nouvelle-fiat.html

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