« Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce » le 24 novembre 2018 

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 LA RÉUNION

40% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, 60% des jeunes de moins de 25 ans sont sans emploi, 110 000 familles [sont] en situation d’illettrisme, un cocktail explosif !

Ibrahim Patel, le président de la chambre de commerce et d’industrie de La Réunion, lance un cri d’alarme : « Depuis le samedi 17 novembre, nous avons perdu 500 millions d’euros de chiffre d’affaires dans le commerce ! » Le secteur compte 143 000 salariés dans le département. Selon lui,« 40 % d’entre eux n’arrivent pas à se déplacer correctement pour aller travailler ».

« il n’y a plus de marchés et pas de commerces à réapprovisionner », renchérit Jean-Michel Moutama, vice-président de la confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion (CGPER)

https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/11/23/gilets-jaunes-a-la-reunion-l-economie-est-asphyxiee_5387810_3224.html

Une mesure inédite à La Réunion : instauration du couvre-feu

« nos militaires seront mobilisés dès demain pour rétablir l’ordre public. »

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 Barrages, affrontements, incendies, pillages…

L’île de La Réunion n’avait pas connu une telle tension depuis les émeutes de 1991 dans le quartier du Chaudron, où pillages et caillassages avaient entraîné la mort de huit personnes. Après cinq jours passés à bloquer les axes routiers stratégiques sous un soleil écrasant, les « gilets jaunes » continuent leur mobilisation sans faiblir à La Réunion.

« Ce qui se passe depuis samedi à La Réunion est grave. Nous avons mis les moyens et allons continuer à les mettre: nos militaires seront mobilisés dès demain pour rétablir l’ordre public. »

La vie socio-économique de l’île, dont 40 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté en 2015 selon l’Insee, est quasiment à l’arrêt depuis le week-end dernier. Les habitants rencontrent de très grandes difficultés à se déplacer pour aller travailler et se ravitailler, la voiture étant le principal moyen de locomotion. Certains habitants ne sont pas sortis depuis des jours. Les centres-villes sont déserts. Aucun service de transport en commun ne fonctionne.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/11/21/gilets-jaunes-la-reunion-toujours-paralysee-et-ebranlee-par-des-violences_5386611_3224.html

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FRANCE

à propos des gilet jaunes

« L’engouement suscité par les « gilets jaunes » est un symptôme de la séquence politique dans laquelle nous nous trouvons, séquence engendrée par le capitalisme en crise et par la dissolution de toute identité ouvrière reconnaissable et communément partagée. Cette perte de repères a été brutale, et certains débats au sein de la gauche radicale (parfois plus attachée à un passé fantasmé qu’à penser la composition de classe complexe des luttes sociales actuelles) ont consisté à s’interroger sur la proportion de prolétaires utilisant une voiture et étant donc directement impactés par la hausse du prix du diesel

https://agitationautonome.com/2018/11/22/des-gilets-jaunes-a-ceux-qui-voient-rouge/

pour les commentaires sur ce texte voir dndf.org

Lu sur la page facebook d’Alain Corne

« Le prolétariat c’est la classe qui produit la plus-value, point barre. Quand des ouvriers se mettent sous la domination idéologique de n’importe quelle autre classe ou segment de classe, ils font partie du mouvement qui est impulsé par cette classe ni plus ni moins. En l’occurrence le populisme, avec tous ses contenus. le prolétariat, c’est pas ma famille ou mes amis, je n’y suis pas lié par l’amour ou le sang et tenu en rien d’approuver tout ce que vont faire ou dire des prolétaires. Ensuite pour le mouvement en question il y a certainement autant de petits commerçants, d’auto-entrepreneurs et de petits patrons que d’ouvriers là-dedans, c’est-à-dire de gens qui ne produisent pas la valeur mais vivent de la valeur produite. La nature de classe de ce machin populiste, c’est l’interclassisme, et en aucun cas ça ne peut être identifié à un mouvement « prolétarien », quoi que cela puisse vouloir dire. »

Lu sur la page facebook de Guillaume Deloison  

La colère ne donne pas la science infuse. La colère est nécessaire à l’émancipation mais n’est pas toujours émancipatrice. L’horizon prolétarien et tout ce qui lui est lié, service publique, parti politique, syndicat, s’effondre car il est hérité d’une autre période. Mais il ne mobilise plus non pas simplement car il ne fait plus sens avec la situation actuelle mais aussi parce que depuis des décennies nous faisant face à une répression à tous les niveaux de toute mobilisation quelque peu subversive et émancipatrice. Si nous perdons ce n’est pas juste parce qu’essoufflés, mais parce que mutilé, et lorsqu’on voit comment son traité les gilets jaunes, autant dans la presse que par les CRS qui leur offre du serum phy’, il n’y a pas de doute à voir la dynamique réactionnaire qui s’exprime ici. Ce n’est pas simplement gangrené par la droite ou l’extrême droite, cela en est l’expression même dans sa banalité. Le capitalisme privilégiera tous ce qui lui évitera sa fin, notre émancipation. Il nous faudra plus que le spontanéisme de la colère pour organiser sa fin. Mais ce mouvement est plus complexe et il serait bien simpliste de le réduire à l’expression clair et organisé de la réaction, car a vrai dire c’est surtout la banalité de la réaction qui s’affiche ici, la confusion et tous ce qui témoigne de la décomposition politique des consciences. Parce que beaucoup sont de droite par défaut et sans même le verbaliser. On peut espérer qu’en se confrontant au politique cette agrégat de colère mette à jour les fractures sociales, que les jaunes comprennent ce qui les divisent plus que ce qui les réunie artificiellement, le nationalisme. Peut être que beaucoup comprendrons que le peuple n’existe pas, il n’est qu’une chimère qui masque toutes les fractures sociales, fracture de classe, de genre, de race auquel il faut s’attaquer. L’union ne se proclame pas mais se construit dans l’abolition de ce qui nous divise et nous hiérarchise. Le mouvement est surement préférable à l’apathie, mais il n’y a rien de pire que la réaction. Nous n’avancerons pas, dans et contre cette confusion avec de simple posture, il n’y a pas d’espoir à avoir, tous reste à faire et la lutte continue. Il n’y a aucune concession à faire, participer à cette confusion nous desservira, le populisme est toujours au service de la réaction, affrontons les avec discernement, comme nous luttons contre les insoumis qui avec cette événement achève leur transition vers la réaction. Ne laissons pas ce jaune nous éblouir, leur colère ne doivent pas en invisibilité d’autres, comme celle de Marseille qui s’exprime ces temps à la plaine. 

Guillaume Deloison le 21 novembre

 « Vraiment l’odeur est nauséabonde. Déjà, voir ce ridicule mouvement puant des gilets jaunes se développer, ça foutait la rage. Quand ils justifient la vacuité de leur revendication et de leur horizon prétendument révolutionnaire par des « il faut bien s’énerver » après plus de 2 ans et demi contre la loi travail, contre les élections, contre la libéralisation du service public, c’est indécent. Ils étaient où !? Ils sont où dans la lutte contre les violences policières, la sélection à l’université, la loi asile et immigration, etc !? Et ils seront où eux le 24 novembre !? Ils comptent peut-être faire la révolution sans remettre en question le capitalisme et sa reproduction !? On la connait celle-là et ce n’est pas la révolution mais son contraire. Sortir des « on peut plus consommer », dans le contexte écologique et social actuel, c’est répugnant. Ça parle révolution mais ça réclame que rien ne change, ça réclame sans rien remettre en question, pour ne pas les prendre pour des réactionnaires faut vraiment les prendre pour des cons. Seul les naïfs et les gourou confus prophétisent le mouvement dans le sur place, le changement dans le statu quo.

Mais voir tant de camarades plonger dans la complaisante, ça fout vraiment la rage. Quand ça se limite à une pure visée tactique d’influencer ce mouvement, à la rigueur je peux comprendre et l’accepte, même si je ne le ferais pas moi-même car je ne pense pas qu’il y ait de potentiel. Mais alors vraiment quand ça fait semblant d’argumenter, c’est insupportable. Gniagnia le mépris de classe !? Mais de quoi vous parlez ? Déjà cette manif, elle est profondément interclassiste, ce n’est pas le prolétariat qui est dehors là. Dehors, ils sont encore plus blancs que dans les manifs syndicales. C’est une classe moyenne au sens large qui adore se penser comme le prolétariat même s’il n’en est rien, car ils ne sont tous plus ou moins que des petits chefs, des gens qui voient les autres crever et qui voient que ce sera bientôt leur tour. Faut vraiment n’avoir aucune solidité théorique sur ce qu’est le mode d’exploitation actuel et sa hiérarchie mondiale au-delà de la bêtise de croire que le prolétariat aurait la science infuse parce qu’ils subissent l’exploitation. Subir la hiérarchie ne suffit pas pour vouloir l’abolir, j’aimerais mais c’est faux, les lèche-culs et autres obéissants adorent servir et feraient n’importe quoi pour monter sur le dos des autres. C’est précisément pour lutter contre ces rapports sociaux que je suis anarchiste.

Mais là, voir génération ingouvernable appeler à les rejoindre le 24 novembre… plutôt que d’appeler à rejoindre la manifestation contre les violences sexistes et sexuelles (tous et toutes là-bas d’ailleurs si vous voulez exprimer votre colère, la violence sexiste est au cœur de la division sexuelle du travail) vraiment ça me rend ouf… j’ai tellement envie de les insulter. L’appelisme (même si GI n’est pas qu’appeliste, et qu’ils sont aussi pour beaucoup un simple moyen de converger sur des thèmes révolutionnaires, on sait à quoi s’en tenir) montre ici ses aspects les plus nauséabonds. Heureusement pour beaucoup ils sont complètement ignares de leur propre corpus théorique qui a toujours été nauséabond : Heidegger ce nazi dont l’œuvre se résume à un mauvais poème antisémite et excluant, nationaliste et autoritaire. Malheureusement, tout ce qui subsiste de Heidegger dans l’appelisme suffit à les rendre ineptes théoriquement. Le romantisme qui les épargne de tout effort critique. Selon eux, on ne pourrait rien prévoir de la suite de ce mouvement, mais leur ignorance n’est qu’un prétexte pour suivre tout ce qui bouge. Tout ce qu’ils veulent, c’est une occasion de déblatérer leur verbiage, de prendre de la place, de se valoriser, de se gargariser. Ils luttent mais pas pour vivre libres. Le résultat leur importe peu, tant qu’ils peuvent déblatérer leur vide théorique comme les bourgeois qu’ils dénie être, qui lutte comme ils font du tennis après leurs cours a l’ENS, ou tant qu’ils peuvent jouer aux paysans comme les traitre qu’ils sont à NDDL. Heureusement qu’on allume des barricades avec des Appels, c’est encore là tout ce qu’ils ont d’utile. Plus jamais je ne les appelle camarades ou compas.

Tout ce qu’on peut espérer des gilets jaunes, c’est que leur fracture maintenant claire, qui exprime ce qu’ils sont dans leur confusion (propos racistes, salut nazi, agressions physiques contre action de blocage et sabotage intéressant (sisi « nous sommes tous des casseurs » après tout), fixette sur l’immigration contre critique de l’écologie libérale etc, les fractures sont évidemment nombreuses et auront peut-être un intérêt) les pousse à la scission, qu’ils arrêtent avec leur apolitisme qui ne cache toujours que l’extrême-droite et que cela les pousse à adopter un horizon égalitaire clair. A ce moment-là, peut-être, en mouvement ils dépasseront chaque limite de la lutte, et nous ne nous arrêterons que lorsque nous serons libres. Mais j’y crois peu. Dans tous les cas on ne fait pas la révolution avec des fascistes, aucune citation ne pourra masquer cette évidence »

RESTRUCTURATION SANS FIN

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En 2017, 87 % des embauches dans le privé l’ont été sous CDD

le contrat à durée indéterminée (CDI) reste la forme d’emploi la plus répandue puisqu’il concernait 88 % des salariés (hors intérim) en 2017, selon la Dares – la direction de la recherche du ministère du travail. Mais avant de signer un CDI, un préalable s’impose pour de très nombreuses personnes : un CDD, voire plusieurs – sachant que certains actifs restent enfermés dans ce statut pendant des années.

de 2001 à 2017, le nombre d’entrées en CDD a été multiplié par 2,5 ; la durée moyenne de ces contrats n’a cessé de baisser, passant de 112 jours à 46 au cours de la période (avec une forte progression des contrats courts, ceux d’une seule journée représentant 30 % des CDD en 2017 contre 8 % seize ans plus tôt). Aujourd’hui, le marché du travail est, plus que jamais, dualisé « entre des salariés en CDI et d’autres multipliant les contrats très courts », écrit la Dares.

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/11/20/le-cdd-nouvelle-norme-du-marche-du-travail_5385898_823448.html

SNCF

À l’issue d’élections professionnelles internes, la CGT, qui avait mené la grève contre la réforme ferroviaire, reste le premier syndicat au sein de la SNCF, devant l’Unsa.

La répartition des forces syndicales est restée stable à la SNCF à l’issue jeudi soir des élections professionnelles, la CGT demeurant en tête avec 34,02% des voix, en légère baisse de 0,3 point par rapport au scrutin précédent, a annoncé le groupe ferroviaire.

Mobilisation en baisse. L’Unsa conserve sa deuxième place, avec 23,96% (+0,1 point), devant SUD à 17,28% (+0,5 point) et la CFDT à 14,30% (-0,9 point), selon un communiqué de la SNCF. FO reste à la cinquième place mais perd 1,5 point, à 7,63%, un score insuffisant pour être représentatif. Le taux de participation à ce vote, pour la première fois électronique, a atteint 66,70%, soit une baisse de près de deux points par rapport à celui du scrutin précédent en 2015.

Le taux de participation a été de 66,70%, soit en légère baisse par rapport à 2015 où il était à 68,65%. Le personnel de l’exécution a voté à 60,35%, celui de la maîtrise à 70,63% et les cadres à 75,26%

http://www.europe1.fr/economie/sncf-stabilite-syndicale-apres-les-elections-professionnelles-la-cgt-reste-en-tete-3805979

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STATES

« usage meurtrier de la force contre les migrants  » 

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« s’adressant aux journalistes de sa station balnéaire de Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, le président a déclaré jeudi avoir signé un ordre de fermeture de la frontière américaine avec le Mexique, ajoutant qu’il autorisait ses troupes à un usage meurtrier de la force contre les migrants qui tentent d’entrer aux États-Unis »

https://www.zerohedge.com/news/2018-11-22/trump-signs-order-closing-border-mexico-authorizing-lethal-force

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Quel est le taux de chômage en Chine ? 

Une enquête menée par l’État révèle une baisse, une enquête privée en désaccord

Une enquête du secteur privé révèle des signes inquiétants sur le marché du travail du pays, mais un indicateur officiel donne une image optimiste

Deux enquêtes de cette semaine ont montré des instantanés très différents du marché du travail en Chine, l’un officiel révélant un taux de chômage en baisse et l’autre privé indiquant de graves problèmes.

Cela vient à un moment où l’on s’inquiète de plus en plus de savoir si le ralentissement économique de la Chine pendant la guerre commerciale avec les États-Unis se traduira par de sérieuses pertes d’emplois.

Le ministère chinois des Ressources humaines et de la Sécurité sociale a déclaré mercredi que le taux de chômage enregistré dans les zones urbaines, qui ne concerne que les citadins inscrits au chômage au gouvernement, est tombé à 3,82% à la fin du mois de septembre, après 3,83% à la fin de l’année. Juin.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lu Aihong, a déclaré que la demande de main-d’œuvre « restait stable » au troisième trimestre.

Cependant, une enquête privée publiée la veille des données officielles donnait une image différente.

Selon une enquête réalisée par Zhaopin, une importante agence de recrutement en ligne chinoise et institut de l’Université Renmin de Chine, les offres d’emploi et les candidatures ont fortement diminué au troisième trimestre, dressant un tableau sombre de l’emploi dans le deuxième plus grand marché mondial économie.

Entre juillet et septembre 2007, le nombre de postes vacants a diminué de 27% par rapport au troisième trimestre de l’année dernière, en raison d’une baisse de 51% de la demande de personnel dans les entreprises liées à Internet, tandis que le nombre de demandeurs d’emploi a chuté de 10%. l’enquête, qui repose en grande partie sur les offres d’emploi en ligne et les données relatives aux demandeurs d’emploi.

C’est la première fois depuis 2011 que les ouvertures et les candidatures ont diminué au troisième trimestre en glissement annuel,a déclaré Zhaopin, publiant les résultats.

Selon l’enquête, le nombre de postes vacants a diminué de 21% au troisième trimestre par rapport au deuxième trimestre, tandis que le nombre de demandeurs d’emploi a diminué de 24% – une baisse de l’offre sur le marché du travail qui peut s’expliquer en partie par la période d’obtention de diplôme. en été.

Dans le même temps, il restait 1,97 offre d’emploi par candidat, en légère hausse par rapport à 1,88 le trimestre précédent en raison de la baisse du nombre de demandeurs d’emploi mais également de 2,43 au troisième trimestre de 2017.

Lorsque la crise financière mondiale a frappé les exportations chinoises en 2008, entraînant le licenciement de 20 millions de travailleurs migrants, les données officielles ne le reflétaient pas du tout, car les travailleurs migrants ruraux n’étaient pas couverts.

https://www.scmp.com/economy/china-economy/article/2171176/what-chinas-unemployment-rate-state-survey-says-its-falling

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IRAN

«Nous avons faim»: le secteur du sucre en grève

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Bannière de droite: travailleurs de Haft Tapeh, nous sommes affamés! Nous sommes affamés!

Bannière de gauche: Année 1397 (2018) Aucun aliment à mettre sur la table – Haft Tapeh

 

De nombreux mouvements de grève ou de protestation contre les conditions de travail ont été observés depuis le début de l’année en Iran, notamment dans les secteurs de la sidérurgie, de l’éducation, des mines et des transports et surtout en dehors de Téhéran, la capitale iranienne relativement épargnée.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/11/19/97002-20181119FILWWW00011-greve-dans-le-secteur-sucrier-en-iran-quatre-arrestations.php

« Notre ennemi est juste ici; ils mentent en disant que c’est l’Amérique », ont scandé des travailleurs de l’usine de canne à sucre Haft Tapeh à Shush, en Iran, lors d’une manifestation contre les salaires impayés lors des prières du vendredi à la mosquée de la ville, a rapporté Radio Farda.

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Selon des vidéos postées sur les médias sociaux, les employés enragés ont interrompu leurs prières en scandant «Mort à l’oppresseur!», «Que la paix soit sur le travailleur!» Et «Une énorme armée est ici, pour l’amour du travail! »

https://www.jpost.com/Middle-East/Iranian-workers-protest-government-after-the-delivering-of-US-sanctions-572132

https://en.radiofarda.com/a/iran-sugar-mill-workers-conitue-protests-as-riot-police-arrives-at-haft-tapeh/29605848.html

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 Trouvé chez Vosstanie

Contre les ados qu’tu veux faire marcher

d’un nouveau pas bien cadencé

 

Dans ton école startup-zonzon

ou pour trimer pour ta gueule-nation

 

Contre ta grande guerre qu’on commémore, entre bouchers et généraux

 

Ta ville pourrie toute effondrée de tes placements sécurisés

 

Contre tes dégueulis surtaxés que tu balances sur RMC

contre tout les “assistés”

 

Contre tes peurs de l’Étranger

qu’tu laisses éternellement déambuler

sur tes plages clean de barbelés

 

Contre tes déchets qu’tu veux cacher

sous mes pieds ou bien très loin là-bas…

chez l’Étranger.

 

Contre mon cul qui te fait chier

et ma couleur bien trop foncée

 

Moi, j’en veux pas d’ton monde de Chefs

que tu vénères à en bouffer

à toutes les heures télévisées

 

Perdre ma vie à t’engraisser

et puis encore recommencer

 

J’te jure pour ça, je vais m’bouger

 

Et ce jour-là tu peux me croire

ton gilet jaune, tu vas l’manger

avec une pompe emazoutée

 

C’est ton petit monde qui m’fait gerber

 

Ton ressentiment ça fait pas un projet !

 

La “société” et le “système” ils s’occuperont

de l’avaler

 

D’le recycler pour continuer

que t’accumules à en crever

 

Un jour p’tet bien il arrivera

des gens comme moi !

 

Qu’on appelait prolétariat!

Et ce jour là tu peux me croire

 

Ya pas que ta bagnole

qu’on retournera…

 

Anonyme

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