« Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce » le 28 octobre 2017

CATALOGNE

Le gouvernement catalan destitué

De nouvelles élections le 21 décembre

La police régionale placée sous contrôle

Les médias restent libres

La mise sous tutelle des médias publics catalans que réclamait le gouvernement conservateur espagnol n’a en revanche pas été autorisée par le Sénat

« les trois piliers basiques d’un Etat. »

TV3 doit représenter « la majorité sociale de ce pays »

Les critiques versées contre la chaîne ont une raison claire :« Il y a une clameur contre les Mossos d’Esquadra [la police régionale], les écoles et la télévision publique, tout simplement parce que ce sont les trois piliers basiques d’un Etat. »

barcelone

TV3, télévision régionale qui compte deux mille salariés et un budget annuel de près de 300 millions d’euros, est la chaîne la plus regardée en Catalogne, avec 11 % de part d’audience, et jusqu’à 25 % pour les journaux télévisés. Les informations y sont souvent traitées sous l’angle du gouvernement catalan

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/10/23/crise-catalane-madrid-prend-le-controle-de-tv3-la-chaine-publique-pro-independantiste_5204816_3214.html#XKW5qgGwHWyChvmF.99

La classe moyenne de la Catalogne a émergé comme l’arrière – plan du sentiment séparatiste, alimenté par des accusations que le reste de l’ Espagne suce – et gaspille – les recettes fiscales d’une région qui est fière de ses banques et prouesses industrielles.

« Beaucoup de la classe moyenne Catalane voient l’indépendance de la région en tant que solution aux années d’injustice économique qui devaient payer pour les parties les plus faibles de l’ Espagne », en particulier au cours de la crise économique profonde en Espagne, dit Narciso Michavila, sociologue et président de la société Consultants GAD3 basés à Madrid.

Selon un sondage réalisé en juillet par la société de recherche régionale de Catalogne, près de la moitié des personnes identifiées comme appartenant à la classe moyenne ou supérieure veulent que la Catalogne devienne un État indépendant. En revanche, seulement 28% de la classe ouvrière soutient la sécession.

https://www.wsj.com/articles/middle-class-catalans-not-workers-drive-push-for-independence-1507714203

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« Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce » le 21 octobre 2017

CATALOGNE

« Nous subissons les contrôles d’identité et de laissez – passer , mais à la fin nous nous sommes habitués », explique Enrique Pecero, travailleur à Barcelone Tugboats et délégué syndical de la Confédération générale du travail (CGT).

port barcelone

Amarrés dans le port de Barcelone depuis le 20 septembre, deux croiseurs remplis de policiers et de gardes civils ont modifié la normalité du port.

Le déploiement massif de la police a transformé le Port de Barcelone en « caserne militaire« , explique Josep María Beot, manutentionnaire et secrétaire de l’Organisation des Arrimages Portuaires de Barcelone (OEPB)

http://www.publico.es/espana/registros-vigilancia-amenazas-conviven-trabajadores-puerto-barcelona-presencia-policial.html

« un pacte entre employeurs et employés »

Traduc google

La plate – forme Taula pour la démocratie, qui regroupe plus de 60 organisations, y compris les syndicats CCOO et UGT, les employeurs PIMEC et Čečot et les institutions culturelles, ont appelé mardi 17 octobre à un rassemblement « massif » le samedi à dix-sept heures dans le centre de Barcelone. Le thème de la marche, qui ne dispose toujours pas d’ une visite détaillée sera « pour la défense des droits et des libertés » et répond à l’ emprisonnement des présidents de l’ ANC et Òmnium, Jordi Sánchez et Jordi Cuixart accusé d’un crime séditions . La Taula n’exclut pas d’appeler à une nouvelle « grève nationale » si l’action judiciaire se poursuit.

Lors de la réunion de Taula per la Democracia, un certain nombre de scénarios de réponse de la société civile ont été discutés à l’entrée des dirigeants souverains en prison. L’un d’eux est d’appeler une nouvelle «grève nationale», la formule de la grève générale que Taula a promue le 3 octobre dernier pour protester contre la violence policière pendant le référendum. Cette «grève nationale», qui n’avait pas de compte rendu détaillé des participants parce qu’il ne s’agissait pas d’une grève conventionnelle mais plutôt d’un pacte entre employeurs et employés, s’est jointe à la grève générale organisée par quatre syndicats minoritaires. Ce jour-là, selon la Generalitat, la grève a été massivement soutenue par des fonctionnaires, des commerçants et des étudiants, mais elle n’a pas eu beaucoup d’incidence dans l’industrie. 

https://elpais.com/ccaa/2017/10/17/catalunya/1508251191_532127.html

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« Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce » le 14 octobre 2017

CATALOGNE

Fenêtre dans la banlieue de Barcelone : « Moins de drapeaux et plus de luttes ouvrières »

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La question sociale

« Aux casserolades pendant le discours du roi ont répondu celles voulant couvrir le discours de Carles Puigdemont dans des quartiers populaires majoritairement peuplé par des immigrés ou des Barcelonnais originaires d’autres régions d’Espagne. « Entre collègues de travail, les discussions se tendent. », rapporte un syndicaliste de la CGT qui voit se dessiner des positions de plus en plus tranchées ne laissant pas de place aux doutes. L’espoir de replacer la question sociale au centre des débats avec la grève générale du 3 octobre a été un échec pour la centrale anarcho-syndicaliste. Avec la répression du référendum, la question de l’indépendance a tout balayé selon le syndicaliste. »

https://rapportsdeforce.fr/linternationale/catalogne-combien-de-divisions-1009944

« Enfin, aucune information n’a circulé dans les médias ni dans les réseaux sociaux sur ce qu’il est advenu de l’appel à la grève générale qui devait démarrer ce jour… Parions que, si elle avait eu un début d’effet, cela aurait bien fini par se savoir »

https://tendanceclaire.org/breve.php?id=25504

La Catalogne dans le moment populiste

« Entre l’employeur catalan et son ouvrier catalan, la langue est la même, mais le rapport d’exploitation qui continue à exister n’a ni langue ni drapeau, et la plus-value extraite s’en va rejoindre les autres capitaux sur le marché mondial, avant de revenir sur le coin de la gueule des prolétaires sous la forme d’accords de compétitivité passés, il est vrai, entre catalans. »

https://carbureblog.com/2017/10/11/la-catalogne-dans-le-moment-populiste/

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« Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce » le 7 octobre 2017

CATALOGNE

A propos de l’article CATALOGNE : PRENDRE PARTI DANS UNE SITUATION ÉTRANGE

Une critique d’un texte paru sur le site https://lundi.am/

C’est ce « n’importe quoi peut arriver » avec lequel nous ne serons jamais d’accord. Dans une situation, aussi confuse soit-elle, il peut arriver beaucoup de choses, et même des choses imprévisibles, mais jamais « n’importe quoi », ou alors on se met à croire aux miracles. En l’occurrence, ce qui se produit en Catalogne produira peut-être rien, peut-être un tournant autoritaire en Espagne, peut-être un État catalan libéral qui comprendra peut-être, à la faveur des recompositions politiques à l’œuvre, un volet « social », mais sûrement pas, dans l’état actuel des choses, une mouvement tendant à abolir les rapports sociaux capitalistes. Ca n’est tout simplement pas ce qui est en jeu, car ce qui est en jeu, c’est bel et bien l’indépendance de la Catalogne, et les espoirs et les oppositions qu’elle suscite. Que cette indépendance ait des contenus divers selon les acteurs, c’est-à-dire qu’elle reflète les luttes de classes en Espagne et en Catalogne, c’est évident. Mais on ne peut pas, à la faveur d’une sorte de « matérialisme aléatoire » venu de nulle part, se noyer dans un supposé infini des possibles. On peut descendre dans la rue si on considère que là est notre place, mais ça n’implique pas forcément de se bercer d’illusions (surtout dès lors que l’on sait que  » le plus probable est que chaque opposant réalise ce qu’on attend de lui »), et encore moins de considérer que par magie, le vote en faveur d’un État puisse aboutir à autre chose qu’un État. Prendre les luttes au sérieux, c’est aussi éviter de leur faire dire ce qu’elles ne disent pas. La bourgeoisie fournit assez d’idéologues dont c’est le métier de faire mourir les révoltes dans les urnes pour venir y ajouter des contributions bénévoles.

AC

https://www.facebook.com/alain.cornedieu.9?fref=gm&dti=1824258161123363&hc_location=group

CATALOGNE : PRENDRE PARTI DANS UNE SITUATION ÉTRANGE

https://lundi.am/PRENDRE-PARTI-DANS-UNE-SITUATION-ETRANGE

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